Prochaines Sorties : 21/10 : Randonnée Bellevilloise - 29/10 : Reconnaissance de notre Randonnée - 1/11 : Sortie Club Porte Dorée.

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Randonnée "Les Boucles Chatenaysiennes" (22/10/17)

Rendez-vous, Porte de Châtillon à 7h30 ou à la Croix de Berny à 7h40 pour se rendre au départ de la randonnée, Ecole Jean Jaurès, 444 Avenue de la Division Leclerc, 92 Chatenay-Malabry avec un départ impératif à 8h30 du lieu de départ et faire une centaine de kilomètres dans le Sud de la région Parisienne. Prévoir 5,00 €.

Prévisions météorologiques à 12 h :

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Randonnée de l'ACBB (8/10/17)

Assez les bébés !

Je n’ai pas pour habitude pousser un coup de gueule, mais là je vais me laisser aller, d’autant plus que je suis un des protagoniste de la débandade. Je bats ma coulpe.
Parti à 11 de la Porte du Saint Cloud enfoncé à fond dans le fessier affuté de certains, nous voilà roulant sous une pluie fine jusqu’au siège du prestigieux club de l’ACBB. Mais que reste-t-il de son prestige ?
Très vite nous allons constater l’insuffisance du fléchage… pas de signalisation de rappel, flèche en papier aussi fermement refermées que la main d’un avare sur ses écus, d’autres gisant au sol repassées aussi surement qu’une chemise sous un fer trop chaud. Bref dès Guyancourt, les problèmes commencent. On se retrouve au premier contrôle de Chateaufort, mais il s’en est fallu de peu pour qu’on se perde…
Les côtes font une sélection impitoyable, on s’attend timidement, puis on repart aussitôt l’accordéon replié. Les virtuoses jouent allegretto quand Michel P nous rejoint.
On roule à une allure soutenue, on fait des confettis avec notre feuille de route sans pour autant vraiment vouloir sortir le rouleau d’adhésif pour recoller les morceaux. Plusieurs fois je lève le pied mais plusieurs fois je me refuse à laisser partir les premiers…Derrière c’est le trou.
Du côté des Molières, nous embrayons tranquillement avec un groupe de l’ACBB et ce, jusqu’à la côte de l’Eglise de Châteaufort, où nous sommes trois en arrivant au second contrôle. Seul point positif, les gens ont le sourire au ravitaillement. Nous voyons émerger de la rampe de l’église Patrice L et déjà nous repartons avec le groupe de l’ACBB.
A ce moment le rythme change et nous roulons à 45 km/h. Je suis, tout en me disant ne pas être là pour une course… donc je la joue ma non troppo, laisse partir mes compagnons, en espérant voir l’orchestre revenir.
Optimisme vite balayé par le fléchage. Je me paume à Guyancourt. J’ai beau prendre la feuille de route, déplier les flèches pour savoir où aller, la partition est illisible.
Finalement je rejoins Buc et Jouy (pas de quoi jouir d’ailleurs) pour tuer une deuxième fois l’homme mort.
J’arrive, apparemment après tout le monde, reste Didier R, Christelle C et Just V. Je suis déçu par cette randonnée. Les sandwiches secs, esseulés sur la table, ne me donnent pas le sourire. Les organisateurs (deux ou trois) semblent ignorants des cyclos de retour. Personne pour demander si ça c’était bien passé.
Traverser Paris pour se perdre dans le dédale aseptisé et désert de Guyancourt, ville nouvelle construite autour d’agglomérats de maisons copiées-collées, reliés par des routes impersonnelles à l’américaine, pas de quoi jouir !
Vous me direz que je vois tout en noir, mais franchement je trouve l’organisation légère pour un club mythique. On a connu bien mieux cette saison !
Je me souviens encore de Jean-Pierre O qui avait fait le petit parcours voulant rentrer plus tôt, arrivant après tout le monde parce qu’il s’était paumé sur ce rallye précisément.
Ajouter à cela la dislocation du groupe avec de fausses attentes. Qu’on tire dessus de temps en temps pour se faire plaisir soit, mais au moins qu’on se regroupe franchement en des points précis sans faux-semblants…pas directement en haut d’une côte où le battant gigote dans la cage. Je sais, je ne suis pas le dernier ; je ne le ferai plus. Promis juré ! Le Narrateur : Didier A.


Surprise au départ avec blocage des rues dès le café des Trois Obus. C’est un semi-marathon qui va se dérouler dans la matinée.
Petite bruine en allant de la Porte de Saint-Cloud au départ du Rallye. On se fait rattraper par Jean-François N, Didier R et Just de V avant l’inscription.
Nous partons à 11 pour la première côte de Vélizy-Villacoublay ou côte de Viroflay. Regroupement et montée des Loges-en-Josas (côte N°2), où en haut, Didier, Christelle et Just filent tout droit sans voir les flèches. Nous nous retrouvons tous vers Guyancourt et arrivons à Châteaufort lieu de prise de la photo. On descend Villiers-le-Bâcle, pour remonter La Vacheresse. Le parcours nous conduit ensuite à Cernay-la-Ville. Descente de Bullion pour grimper plus loin la Celle-les-Bordes (côte N°4), et revenir à Cernay-la-Ville. On file sur Chevreuse, on évite La Madeleine et montée de Saint-Rémy. Juste derrière nous attend le raidillon de l’église de Châteaufort (côte N°6) pour revenir au contrôle. On repart pour rentrer avec la dernière côte de l’Homme Mort (côte N°7). On a retrouvé Michel Pi sur le parcours.
A 12 participants le CSM13 ne fait pas le poids pour le palmarès, surtout que l’ACBB offre une coupe à son équipe Triathlon ACCB (plus de 20 participants). Comme dit le proverbe, on n’est jamais mieux servi. Le Narrateur : Gil G.

Randonnée des Vendanges à Suresnes (1/10/17)

Parcours plutôt humide, ceci dit il faut sortir les pluviomètres pour trancher entre des crachins bretons, des pluies fines et des pluies soutenues.
Il faisait plutôt nuit Porte Maillot, et après un petit noir au bar nous partons vers le Pont de Suresnes et La piscine des Riguidelles. Il ne pleut pas(encore), mais le ciel est tout gris.
On monte au départ et point de François en vue. Malgré deux relances par les mobiles d’Etienne et de Gil, silence radio. On en déduit que François a encore mal au dos et qu’il a fait demi-tour. On récupère Alain A et Emmanuel S sur place et nous partons..
Montée sur le golf de Saint-Cloud et direction Rennemoulin, Villepreux et Chavenay. Côte et première surprise avec un méga vide-grenier sur la montée de Feucherolles. On est dévié sur la route principale avant de rejoindre le contrôle de Saint-Gemme. En repartant, les motivations baissent de plusieurs crans avec Alain, Christelle, Etienne qui optent pour un parcours réduit (75 sur le rallye). Chute sans gravité d’Etienne au bout de la route des radars et on voit François nous rattraper : en fait François avait crevé dans la côte de Suresnes et étant derrière, personne ne l’avait su.
De petites ondées nous accompagnent et seul Gil opte pour le grand parcours. Montée vers Jumeauville, puis passage à Andelu, puis Montainville. On descend Montainville puis direction Crespières et sa côte dans les bois afin de rejoindre la route des radars. Même contrôle à Saint-Gemme qu’à l’aller. Retour par Rocquencourt, puis Saint-Cloud. Gil termine à 12h30 et saura que Michel Pi a aussi fait le rallye.
Pas de coupe, mais -comme d’habitude – du raisin de Suresnes (avec, dirons les mauvaises langues, un petit goût sicilien ???). Gil casse la patte arrière de son dérailleur en repartant de la piscine, ce qui lui fait rentrer en pignon fixe avec une chaîne qui traîne jusqu’au sol ou presque. Le Narrateur : Gil G.

Séjour en Savoie du 9 au 15 Septembre 2017

Le compte rende fait par Didier A. est ICI

 

Compte rendu de l'étape du Tour 2017

Le compte rende fait par Jean-François N. est ICI


Randonnée du CSM13 le 12/11/17

- Inscriptions de 7h45 à 9h soit au rond-point du Petit-Clamart à proximité du restaurant "Chez Clément", soit Porte Maillot. Prévoir : licencié FFCT 4 €, non licencié FFCT 6 €, moins de 18 ans gratuit.

- Distances : 30 km, 55 km ou 65 km.

- Ravitaillements : 2 sur le parcours, boissons chaudes à l'arrivée.

- Récompenses : coupes aux plus "méritants".

BONNE ROUTE !!!!

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30 kilomètres :

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50 kilomètres :

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65 kilomètres :

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Traces GPX : ICI

 


Prévision météo dans la matinée (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

La 2ème randonnée LEVALLOIS-CABOURG (9/09/17)

"Le 2ème LEVALLOIS-CABOURG qui s'est couru samedi 9 septembre 2017 a été épouvantable avec 227 km de vent de face et de multiples averses.
Nous n'étions pas nombreux : 1888 participants dont 134 féminines, 24 de - de 18 ans, 296 clubs, 24 étrangers, 81 cyclos de + de 70 ans (une pointe à 85 ans !!!), et 1 csm 13.
Pour ma part, ça démarre mal : je crève (un silex très fin que j'ai mis de côté pour l'archéologie cycliste) place Denfert-Rochereau à 6 h 10 ! Retour maison (Corvisart) pour changer de roue, retour à toutes pédales vers Levallois les feux étant restés bloqués au vert, arrivée à Marcel Cerdan à 6 h 50, départ à 7 h 02.
Ca devient dur dans les plaines de l'Eure, pas de maïs ni de blé, ni de forêt pour s'abriter, que des labours. La pluie se méle de la partie, on n'a pas le choix de ne pas aller toujours droit devant. Une église sonne 12 coups entre l'entrée et la sortie du village, ... le repas ne peut pas être très loin. Enfin, le voici. Au repas, nombreux sont ceux qui montent dans les voitures.
Ca repart avec beaucoup de vent : l'apocalypse, les lunettes embuées et couvertes de gouttes d'eau. On met, on enlève les impers, régulièrement. Je n'ai pas de compteur puisque j'ai changé de roue, en Normandie, ne serait-ce le flèchage, je suis perdu entre maïs et labours, mais toujours face au vent (une sorte de boussole). Je crève une 2ème fois à Beaumont le Roger, je répare sous la pluie. De toutes parts ça monte en voiture. Les ambulances des premiers secours font leur apparition. Le 3ème ravitaillement n'arrive jamais. Je scrute l'horizon à la recherche de clochers annonciateurs de ce ravitaillement. Enfin, le voici. J'ajuste la pression et mange deux bananes : les meilleures que j'ai jamais mangées. Ainsi "dopé" ça repart pour les 50 derniers kms "avalés" en 1 h 30 avec la côte de Torquesne 2 kms à 8 %. J'y crois presque pas, les sms ont toutefois balisé le temps !
Dans les moments "difficiles", j'ai eu plusieurs pensées : tu vends tes vélos, tu prends ta retraite cycliste, tu pestes, ..., mais tu continues en pensant qu'au même moment d'autres luttent sur l'avant-dernière étape du Tour d'Espagne, ou d'autres encore luttent pour leur survie face aux tornades des Caraïbes. Donc tout bien considéré, je ne pouvais pas ne pas continuer.
Je vais jusqu'à l'arrivée récupérer un dernier diplôme (220 km) car je suis sûr de ne pas revenir. J'annonce ma décision : déception générale, et vexation personnelle, lorsque je découvre que plusieurs 85 ans ont fait le parcours.
Donc c'est décidé je reviendrai." Le Narrateur : Charles M.

Randonnée Campinoise (3/09/17)

A champipi à Champigny.

Rendez-vous à Joinville-le-Pont pon pon, pour les deux futurs savoyards, à savoir Jean-Jean-François N et moi-même. Pas envie de traverser Paris pour aller à Croissy…
C’est la reprise de la balade campinoise après une interruption, allons-y pour les encourager ! Parcours classique autour de la forêt de Ferrières et de Crécy, mais à l’inverse de notre parcours habituel.
Ah glagla ! Il fait 9°C quand nous partons; autant dire que la forêt ne favorise pas la montée en température. Le temps, pas très clair en sous-bois, ne favorise pas la visibilité et nous nous retrouvons sur une route couverte d’une belle épaisseur de gravillons sans l’avoir vu venir. C’est la surprise du jour ! Guidonnage, glissade, je me laisse emporter évitant le coup de frein et le brusque changement de direction. Je finis tout près du fossé, de l’autre côté de la route sans chuter…ouf ! Une deuxième portion nous attend plus loin, sans effet de surprise cette fois-ci. Puis c’est une première accélération pour se réchauffer, jusqu’au ravitaillement de Crèvecœur-en-Brie Parcours assez plat dans cette première partie, nous abordons la vallée du Grand Morin et les belles côtes de Tigeaux, et Crécy-la-Chapelle.
Encore de belles accélérations jusqu’au deuxième ravitaillement de Jossigny. Puis nous rentrons gaillardement sur Joinville.
178 participants pour cette reprise campinoise, nous avons 120 km au compteur. Cette balade fut très sympa et conviviale. Le fléchage était parfait.
A propos de la route gravillonnée…l’organisation l’avait bien spécifié par écrit au départ. Comme quoi il faut bien lire avant de partir. Nous l’avons lu au retour… Le Narrateur : Didier A.

Sortie Club Porte Dorée (27/08/17)

La pluie s’invite, c’est bas-l’eau !

Pour du timing, c’est du timing ! jugez plutôt…
7 h 15, départ de la Porte Dorée. Patrick LC, François B et moi-même nous élançons, sous un ciel clément. La météo prévoit un beau soleil avec risque d’averses toutefois.
7H30, nous arrivons au pont de Joinville, nous retrouvons Alain A assis sous l’abri bus, presque invisible. Seule une infime partie de la roue arrière de son vélo dépasse.
7h33, le macadam se pare de taches, quelques gouttes tombent. Alain se lève, tend la main… Il pleut nous dit-il, je rentre chez moi…il se rassoit à l’abri. Vers l’Est, c’est vers l’Est qu’il faut aller, s’exclame notre sorcier Patrick.
7h37. Bon, on y va ? Alain se relève et risque la tête hors de l’abri bus…d’accord je vous accompagne sur la partie du chemin pour rentrer chez moi déclare t’il. La pluie, hésitante d’abord, se lâche de plus en plus pendant que tenons compagnie à Alain qui disparait dans une rue. A trois, nous décidons de continuer.
7h49, pont de Champigny…la pluie commence à se faire insistante. On pousse au pont de Chennevières, propose-je, on verra là-bas, si ça ne se lève pas on rentre par les bords de Marne.
8h09, au pont de Chennevières, la luminosité s’exprime avec avarice et la pluie avec générosité. La lumière manque sur le bord de la Marne. Nous sommes de plus en plus imbibés. Vers8h41, retour au pont de Joinville, une éclaircie s’annonce sans toutefois estomper la pluie. Nous continuons par le bord de la Marne pour arriver au confluent de la Seine. Le temps devient plus clair.
8h53, je lâche mes compagnons entre le pont de Charenton et le pont de Bercy. La pluie s’assagit. Le temps de rentrer à la maison et de prendre la douche, la pluie a cessé, le soleil darde ses rayons ! Nous avons fait une sortie entière sous la pluie et quand nous glissions la clef dans la serrure pour se mettre à l’abri, le beau temps revenait. Si ce n’est pas du timing ça, c’est quoi ?
Nous aurions voulu profiter pleinement de la pluie nous n’aurions pas su mieux le faire…
Sortie décrassage…pour du décrassage, c’est réussi ! Une affaire de spécialiste ! C’est même une sortie lavage et décrassage. Le tout dans la bonne humeur !
Il faut dire que la veille tout le monde a roulé à l’exception de François fiévreux. Quand on aime on ne compte pas… en plus nous montrons l’exemple ! Nous aurions pu rester à la maison…
Après 30 km sous la flotte, j’ai envie de sortir la décapotable pour profiter du soleil. Dommage, Je n’ai pas de décapotable… Le Narrateur : Didier A.

Sortie Club Porte Dorée (20/08/17)

Le train bleu se disloque…

Alain A nous attend au pont de Joinville…il prend la direction des affaires. Personne ne conteste ses compétences en matière de pilotage ; nous nous inclinons avec respect et paresse sûrement.
Heureusement d’ailleurs, car les chiens fous sont de sortie ce matin !
Nous parlons de Cambrils et de la voiture qui a balayé la terrasse où nous prenions notre cerveza quotidienne lors de notre stage au printemps…
Alain, habilement, nous guide pratiquant un parcours surprise ; il nous permet de rester plus ou moins groupés.
Ce matin, le train bleu détache des wagons…mais, force est d’attendre aux aiguillages. Ca cause fort- à droite-à gauche- par ici-par là-coups de sifflet pour tenter de garder les wagons. C’est une casquette de chef de train que coiffe notre capitaine de route, pas un casque cycliste. Nous avons nos traditionnelles gares pour nous retrouver. Cinq minutes d’arrêt pour un snack au buffet dans la forêt !
Nous poussons jusqu’à Crécy-la-Chapelle et remontons par Tigeaux.
Le vent faible permet quelques belles parties de manivelles, Alain A, Jean-François N, jouent les locomotives auxquels s’ajoutent Patrick LC, et Etienne Z qui jouent les motrices de TGV. Dans le rôle du train corail, Didier R, François B et Christelle C profite du paysage.
Jean-François N dans un geste civique, avise des poubelles pour y jeter ses papiers et s’étale au pied des susdites poubelles. Il n’a pas eu le temps de déchausser… Ce type de comique de situation aurait pu couter une clavicule ou un poignet…Il en sera quitte pour quelques coupures occasionnées par des gravillons.
La côte de Sucy explose le groupe, les premiers absorbent la pente sur la plaque. Regroupement au pont de Chennevières avant la dissolution habituelle à l’entrée du bois de Vincennes.
115 km au compteur. Parti avec la fraicheur nous rentrons avec une température agréable. Le Narrateur : Didier A.

Sortie des Clochetons (26-08-17)

Tapage de cloche aux clochetons.

François B forfait sur la randonnée des clochetons pour cause de fièvre… je m’y colle seul.
Ce matin brouillard épais. Curieuse impression d’être dans un monde parallèle. Je me change deux fois, indécis sur la tenue à adopter. J’adopte finalement le coupe-vent imperméable. Tout poisse ; Le guidon, les gants, les lunettes et le casque couverts de fines gouttelettes. Je ne vois rien, pas facile de rouler en groupe. Le club d’Orgerus m’a rejoint mais je suis obligé de les laisser partir, trop dangereux de piloter sans visibilité. Au kilomètre 30 se présente la première bosse sérieuse et je rentre sur eux. Mes lunettes sont presque sèches et je quitte le coupe-vent un peu plus tard sans m’arrêter. Le groupe, conséquent, roule fort ; les relais bien orchestrés, tournent comme une machine parfaitement huilée. Conséquence, la moyenne s’élève.
A Saint André de l’Eure, nous remarquons l’église sur laquelle apparait la devise républicaine en gros caractères. Vestige de la séparation de l’église et de l’état, certains maires de l’époque n’hésitèrent pas à rappeler au clergé l’appartenance de l’église à la municipalité. Exemple non rare en France, il en existe aussi à Paris…
Jumelles, premier contrôle, nous ressentons déjà la chaleur prodiguée par le soleil. Quelques pêcheurs farnientent surveillant leur bouchon. Parti devant, je profite des roues, mais je fais mon boulot quand je suis repris. Le train soutenu continue.
La Guéroulde, repas. On se tape la cloche servi à table dans de la vraie vaisselle. Un service impeccable réglé par un colosse à catogan…
Encore une fois je pars le premier. Un groupe de Conflans-Sainte-Honorine me reprend après 25 km de solitude. Encore de gros rouleurs…
Si nous n’avons pas de bosses, nous avons du dénivelé. Il faut emmener du braquet sur des routes à découvert ponctuées de villages dressant fièrement leurs clochetons caractéristiques. Des champs à perte de vue et une odeur normande…quelques traversées de rares bois.
Sympathique ravitaillement à Marcilly-sur-Eure au bord de la rivière, au pied d’une des trois dernières franches bosses. La chaleur se fait nettement plus présente…environ 30°C. Heureusement pour nous, l’air nous rafraichit un peu lorsque nous roulons.
Si je passe les bosses devant, sur le « plat », je trouve les gars plutôt costauds. Enfin à 15 km de l’arrivée je lève le pied et les vois s’éloigner.
Je suis vert à Vert ! une rampe à 17%, s’élève toute droite ; tout à gauche je la monte avant de poursuivre par une côte plus longue mais plus clémente. Tout ceci à 4 km de Magnanville, histoire de boucler avec un bon souvenir.
Organisation remarquable en tous points. Fléchage exceptionnel, un déjeuner comme au restaurant, parcours de rouleur. Je ne regrette absolument pas d’y être venu.
Bémol : la coupe du club le plus éloigné est attribuée à Villepreux (8)… alors que Paris est beaucoup plus loin ! Mais avec un seul représentant…
175 km, 1000 m de dénivelé (991 exactement), une moyenne honorable de 29 km /h, la vie est belle non ? Le Narrateur : Didier A.

Sortie Club Porte de Châtillon/Petit-Clamart (15/08/17)

Extrapolation estivale.

Je reviens à la voiture au Petit Clamart, je jette un œil sur le portable…et là ! un message de Miki disant qu’il sera un peu en retard ! Trop tard ! Tu aurais dû appeler que je lui dis, j’aurais entendu l’appel. Il y a des jours comme ça… Pourtant il emprunte le même chemin que nous, mais il ne nous retrouvera pas. « Je ne me suis pas réveillé » qu’il s’excuse tout penaud. Moi je traduis immédiatement en : j’ai fait la bringue hier et j’ai du mal en enfiler le casque ; toujours prêt à compatir.
Bref, nous voilà parti, sans Miki, dans la grande descente qui nous mène à Jouy et directement dans les travaux aoutiens. On se paume un peu avant de repiquer l’ascenseur d’HEC. On rejoint le carrefour du fiston à sa maman (Christ de Saclay) dont on fête aujourd’hui la montée aux cieux. Des oies bernaches couvrent un champ dans la volière ornithologique…
On monte par Gif à la Vacheresse où nous stoppons. Je croque une pomme cueillie sur un arbre voisin, histoire de refaire le monde selon Adam et Eve quand je pose la question pernicieuse…pourquoi on ne passe jamais par cette route ? Cette route ? c’est celle de Ragonant… L’homme a gardé sa fibre de découvreur, sa fibre exploratrice, curieux de tout… Eh bien alors voir… On a vu ! c’est juste un cul-de-sac ; Indiqué d’ailleurs sur un panneau. Donc chers amis, à La Vacheresse, par la peine de tourner à droite, il n’y a rien à voir et le territoire est déjà exploré… Ensuite, plutôt que de filer sur Les Molières, François B nous dit « pendant qu’on y est, on va prendre la route de Gometz en face pour changer un peu »…et là on se paume une nouvelle fois. On cherche une hypothétique route sur la droite, qui n’est pas indiquée, enfin du flou cycliste quoi !
On se retrouve à la gare de Saint-Rémy-Lès-Chevreuse par miracle en ce jour saint, et l’on décide de passer par la Madeleine en accusant au passage Christelle C. de l’avoir décidé, tout taquin que nous sommes. C’est bien connu sur une Madeleine il a une bosse…Notre gourou du jour Patrick LC s’en amuse et j’entends son vélo qui demande grâce, il monte sur la plaque. Bien sûr il nous faut satisfaire aux exigences la rugueuse côte de Romainville ensuite…
Enfin, nous avons de grandes lignes droites avec le vent favorable dans les villes nouvelles aseptisées ; ce dernier nous contrariait jusqu’à présent. Nous passons par Toussus, j’entends vaguement parler d’une piste cyclable nous permettant d’éviter Villiers-le-Bâcle mais je suis devant, tout le monde suit et on finit par l’homme mort…en haut de l’homme mort je fais le tour du rond-point et redescend pour aller chercher mes camarades, sauf que…je ne descends pas la bonne. Je remonte et chasse pour recoller. Chose faite à Vélizy.
Erreur fatale, nous nous empêtrons dans le dédale du centre commercial de Vélizy ouvert ce jour et dans un grand chantier de rénovation propice au brouillage de piste. Le tram nous sert de repère, nous retrouvons le bon passage. J’entraine mes camarades jusqu’au Petit Clamart alors qu’ils auraient pu l’éviter. Magnanime je les accompagne un peu pour redescendre sur la Porte de Châtillon…
Je reviens à la voiture au Petit Clamart, je jette un œil sur le portable…
Nous étions quatre plus un ce matin. Christelle C, François B, Patrick LC (95 ?), moi-même (75 km) et Miki J qui a fait 65 km. Un peu de vent mais pas de pluie… Le Narrateur : Didier A.

Sortie Club Porte Dorée (13/08/17)

Comme la semaine précédente, envie de se retrouver pas forcément de rouler, cela se vérifie très vite avec des fautes d’attention et des chutes, sans gravité, de Christelle et d’Etienne !
Il fait frais mais le soleil est là après une semaine maussade et les bords de Marne nous attirent ; la piste refaîte est plus agréable, nous longeons les berges le long de la rivière, paresseuse, avec ses canards, cygnes et bernaches jusqu’au futur site olympique de Torcy. Cap sur Gouvernes et la forêt de Ferrières avec son traditionnel arrêt parking. Christelle qui n’a pas roulé depuis 3 semaines savoure. Des bouts de ligne droite pour les costauds avec vérification des données Strava, nous mènent vers Villeneuve le Comte, Neufmoutiers et Tournan. Le retour se fera par un cheminement inhabituel vers le sud-est, Chevry-Cossigny, Servon, la fôret de Notre-Dame et les bords de Marne par La Varenne.Le Narrateur : Alain A.

Sortie Club Porte de Chatillon/Petit-Clamart (6/08/17)

Petit train bleu en Hurepoix.

Tous à vélo, ils arrivent au Petit Clamart ; Didier R fait la route depuis la ville-du-bois, le très performant Etienne Z et Jean-François N le placide avaleur de bosses viennent de la Porte-de-Chatillon. Tous, sauf Didier A et Alain A motorisés, comme qui dirait en vacances. L’homme à la Mercedes monte son vélo, on le salue (voir les épisodes précédents). Aux dire des protagonistes, personne n’a vraiment envie de rouler. Plutôt envie de se retrouver entre copains.
On commente l’actualité – Le PSG ? j’en Neymar on entend que ça ! Les victoires françaises sur le tour – le Barguil de poudre qui explose dans les cols, le jour où ça a Bardet, mais qu’est ce café Quintana ?- bref la revue de presse avant que Didier R ne prenne d’office les rênes pour lancer les chevaux indolents.
Traversée du bois de Verrières, descente des Gâtines , direction Marcoussis descente de l’Escargot…avouez que ça commençait bien. Un Didier comme on aime.
Entre temps nous avons droit au parking d’une célèbre enseigne de supermarché à La Ville-du-Bois où nous avons l’habitude de faire le plein au retour de nos voyages- je parle des 2D2A – à savoir Didier A et R et Alain A. Le croyez-vous ? Sitôt passé le parking susnommé, trois biches nous traversent sous le nez. Et pourquoi ça ? Parce qu’Alain A est là ! Lecteurs assidus, notre ami des bêtes attire toujours les animaux…plus loin nous aurons des perdrix. Je crains qu’un jour il ne nous soulève du sanglier dans la forêt ou un éléphant dans le bois de Vincennes…Nous ne boudons pas, néanmoins, notre plaisir.
Etienne cliquète et doit resserrer l’attache de son compteur aidé par l’avisé Didier R et son outil magique (le tout en un).
Virée dans le Hurepoix nous dit Didier. Via la côte de Bel-Air, nous passons par Forges-Les-Bains, puis Angervilliers. Terrain accidenté où, dans de longues bosses Etienne et Alain donnent le tempo souvent rattrapés par Jean-François finissant en boulet de canon. Halte au somment d’une belle bosse. Sommet contesté par Jean-François, car cette côte n’est pas finie…un sommet est un sommet, non mais ! Là, Alain montre à Didier R la photo d’un renard qui gamelle sur un muret… J’ai pris la photo chez moi dit notre aimant à bestiaux ; Mensonge éhonté presque avalé, ça n’est pas chez lui ! Nous prenons par Roussigny et Limours deux belles bosses qui commencent à peser dans les jambes. Puis, dans une belle ligne droite, invitation est donnée par le rusé Didier à Jean-François de tirer un bout. Ce dernier ne se fait pas prier et c’est l’emballement. Etienne le passe, je passe à mon tour puis le facétieux Didier R vient aiguillonner son monde comme la mouche du coche dans la fable. S’en suit une accélération assez franche où nous passons allègrement les 40 km à l’heure. Emballement auquel notre malicieux compagnon ne prend pas part bien entendu, se contentant d’observer de l’arrière, le sourire aux lèvres. Passant par les Molières pour rejoindre le Christ de Saclay nous faisons une reconnaissance de la piste cyclable pour le Rallye du CSM. Un instant nous faisons route commune avec une belle cycliste qui n’amuse pas la galerie…A Gometz Didier R rentre chez lui et nos chemins se séparent.
Au petit Clamart chacun va de son côté…l’homme à la Mercedes est déjà reparti.
Température très fraiche le matin en partant, le soleil nous réchauffera assez rapidement. 90 km à partir du Petit Clamart, un peu plus pour les courageux venus en vélo… Le Narrateur : Didier A.

Randonnée de la Malmaison (25/06/17)

L’aigle, le lévrier, le chat et les abeilles.

Grisaille à la porte Maillot…de plus, le café n’est même pas ouvert ! Alain A, François B, Patrice B et moi-même de retour de l’ardéchoise, sommes là. Patrice et Diane s’ajoute à nous pour aller au RDV du carrefour Royal en forêt de Marly. Didier R et Etienne Z s’offrent la montagne de Reims, pas assez rassasiés de bosses et de cols…
Un essaim nous attend au carrefour Royal, les abeilles butinent les bulletins. Il y a du monde.
Nous faisons face à un vent frais d’ouest, mais pas de pluie. Le ciel gouaché au départ, deviendra plus bleu par la suite, le soleil nous fera des grâces. Nous passons par Feucherolles et Beynes. Les côtes ressemblent à des faux plats prononcés. Nous montons sur un faux rythme, contrariés par le vent. Près de Thoiry, c’est le contrôle des Vignettes où nous avons la surprise de trouver Emmanuel S. Il repart avec nous et, roule devant ! L’Emmanuel nouveau est arrivé ! Transformé par l’ardéchoise. Nous bouclons par Flexanville et Garancières pour se retrouver à nouveau aux Vignettes. Après une biche en Ardèche, un chat noir traverse la route devant Alain A. Une vache la prochaine fois ?
Nous avons un vent plus favorable…mais à Mareil-sur-Mauldre, nous commençons à penser à la côte d’Herbeville. L’épouvantail de cette randonnée…
Dans la pente je suis avec Alain A. Il me fait encore la pige l’Aigle de Saint-Maur. Il me prend quelques mètres ! Ça n’est pas fini, la côte se prolonge en forêt par une route sinueuse. Diane négocie tout ça à sa main et arrive toute fraîche au carrefour de la route des Alluets-le-roi où nous sommes rassemblés. Emmanuel suit sans problème, Patrice L s’amuse, Patrice B s’économise et François B marche au diesel.
Des Alluets, nous fonçons sur la forêt se Marly par la route des radars. Vent favorable, route droite nous pouvons lâcher les chevaux. Je roule à 43 km, Patrice B me passe et monte à 45 /46 km, puis Alain A passe le nez par la fenêtre et nous envoie une pointe à 48 km…L’aigle se fait lévrier ! Quel drôle d’animal ! En grande forme pour l’étape du tour !
Sur cette route des radars nous croisons deux gars et entendons un bruit de ferraille, une résonnance de carbone…pas de chute, mais surement une roue abimée après un passage dans un trou…
Nous ne nous attardons pas au dernier contrôle, juste le temps d’avaler un sandwich avant d’avaler les 25 km qui nous sépare de la Porte Maillot. Principalement en descente cette fois-ci.
Sortie de 125 km pour + 1000m de dénivelé. Un parcours varié composé de bosses et de parties roulantes, un bon équilibre. Le Narrateur : Didier A.

L'Ardéchoise 2017 (du 14 au 17/06/17)

L’ardéchoise en plein cœur.

Voilà un compte-rendu bien difficile à faire tant l’Ardèche présente de multiples facettes…Le Vivarais, la montagne ardéchoise, les Cévennes, l’Ardèche méridionale, Les gorges, la vallée du Rhône, le Tanargue entres autres. Comment traduire en mots cette ambiance si particulière ? Un département hors norme pour une organisation hors norme. Un phénomène de société. Nous étions deux « bizuts » sur cette édition-Emmanuel S et moi… Pas de déception tant l’ambiance est incroyable, les choix de circuits nombreux. Hors norme, aussi, par les contrastes de paysages, de météo. Un paradis assassin pour les cyclistes, une douceur violente pour le passant pressé. On ne peut pas violer l’Ardèche. C’est un truc à prendre des marrons !
Imaginez des milliers de bénévoles sur le pied de guerre, les enfants des écoles main tendue pour qu’on leur donne la tape amicale au passage. Des villages chamarrés avec des gens costumés, des buffets partout dans les villages, des piloris dressés, des herses pour entrer au village, des passages inimaginables au cœur des villages, des orchestres et des chanteurs chantant plus ou moins juste ; mais qu’importe, le cœur est là…énorme ! Le jaune et le violet sont omniprésents. Jaune pour les genêts et violet pour les myrtilles, couleurs de l’ardéchoise.
La succession de ravitaillements, trop nombreux quelques fois, nous donnait un sentiment de culpabilité quand nous les snobions. Au loin, ces bénévoles nous appelaient d’un signe de la main et nous passions la mort dans l’âme. Je n’en ai passé que deux ou trois sur la multitude. Le plus souvent nous nous sommes arrêté pour un gobelet d’eau, une poignée de cacahuètes, deux tranches de saucisson ou juste pour parler…donner un sourire aux enfants, parler des sucs ou de l’histoire du château local. Heureusement qu’ils étaient là le deuxième jour avec leurs bouteilles d’eau… Et puis cette ambiance de folie au village de départ. Des vélos partout, des cyclistes flânant parmi les stands. Nous pouvions trouver de tout, de la boisson énergisante à l’atelier de réglage. Des parkings éparpillés autour de Saint Félicien. Population cosmopolite, on parle français, flamand, anglais, allemand, néerlandais,italien, même créole ! Des réunionnais on fait le voyage. Nous croisons des gars rencontrés à Cambrils et sur le tour de Corse…
Des chiffres, toujours des chiffres…plus de 15 000 participants dont 8000 pour la cyclo sportive dans un village de 1200 habitants. Impressionnant ! Le plus gros peloton d’Europe parait-il.
Un grand merci à Christian, notre hôte. Modestement il nous héberge dans sa bergerie, bâtiment typique de l’Ardèche au somment d’une colline. Nous sommes immergés dans les temps anciens. Un dédale de pièces, un enchevêtrement de bâtiments reliés par des courettes, de la pierre dans son jus. Du « jardin » nous apercevons le Vercors…Convivialité, bonne franquette et bonne humeur nous ont accompagnés durant les quelques instants partagés avec lui. Comme si il nous connaissait de longue date, et chacun en particulier. Sentiment étrange de faire partie de la famille, la famille des gens chargés d’humanité…Bon dieu que ça fait du bien !
Nous allons chercher notre paquetage au village. Nous décryptons nos dossards. Nous sommes du groupe des 43000 et des poussières. Le 4 pour dire : c’est nous qui attaquons le plus gros morceau de l’Ardèchoise en 4 jours.

 

Purée de marrons en Ardèche

Mercredi 14 juin 157 km + 2850 m :
Six kilomètres nous séparent du départ de Saint Félicien. La plupart d’entre nous portent leurs sacs à dos au point de bagages accompagnants. Puis c’est le départ réel sous le soleil. Nous savons, de violents orages menacent…ils ont fait une victime en Haute-Loire la veille. Très vite nous bénéficions d’un raidard surprenant. Le ton est donné. Nous traversons un village où l’on coupe les têtes…pour rire, heureusement. Emmanuel S à cours de kilomètres, nous suit allègrement. Les ravitaillements rapprochés favorisent les regroupements. Nous ne sommes pas à court de munitions…Couverts de cerises, les tréteaux nous rappellent la proximité de la Drôme et de la vallée du Rhône. Avec les cerises, pas de pépins. Encore lucide, je me permets mentalement une contrepèterie en voyant un camion stationné dans une descente. L’entreprise de déménagement s’appelle Rouille Coulon. Je vous laisse réfléchir.
En haut d’un col nous prenons un bon plat de pâte. Cols qu’Emmanuel photographie pour enrichir sa col-lection en les homologuant. Il aura du boulot sur cette ardéchoise. Il devrait en ramener sûrement plus de 30. Nous traversons une forêt quand soudain un bruit sourd nous parvient…quelques grosses gouttes tombent du ciel. Rapidement, à couvert sous les arbres, la lumière s’éteint. Le chemin ressemble à un tunnel menant au pays des sorcières.Des flashs zèbrent le ciel. Le craquement des cieux se fait plus insistant. Au-dessus de nos têtes, nous sentons une menace diffuse. Le ciel crève…des torrents d’eau ruissellent sur la route. Alain A, Jean-François N et moi, nous arrêtons sous de gros châtaigniers. Gil G continue sa route. Las, je repars seul. La pluie se fait moins insistante, mais les éclairs persistent. Je vois même la foudre tomber sur la colline à ma gauche. Gil me voit passer mais je ne le vois pas, il s’est abrité un peu à l’écart. Le soleil revient, allume les collines. Rapidement des volutes fantasmagoriques s’échappent des vallées, la route fume, les sorcières font une potion dont elles ont le secret. Etrange ambiance. Nous ne sommes pas loin du gîte, la route descend. A un embranchement un peloton de cyclistes occupe la route. Je fais attention de ne pas les percuter mais je ne regarde pas les panneaux indicateurs…je continue sur la route mouillée, très heureux de descendre sans efforts.Au bout de 5 kilomètres, je vois le panneau indiquant Privat 6 km. Mais pas de panneau Pourchères, lieu du gîte. Aïe ! Après avoir honoré Cambronne mentalement,je prends un brusque coup au moral. Je rebrousse chemin et remonte « la descente sans effort ». Sauf que dans ce sens-là, elle monte. Je croise les gars qui descendent, et certains coupent la route en roulant à gauche…j’en évite deux au prix d’une belle frayeur. Le ciel m’envoie ses dernières gouttes. J’entends la sirène des pompiers. Simultanément nous arrivons sur un gars qui a le visage ensanglanté. Première chute que je vois sur cette ardéchoise. Pour moi l’addition est un peu plus salée. Je fais 165 km pour 3000 de dénivelé…sans compter les moqueries mortifères d’un joyeux camarade dont je tairais le nom !
Arrivé au gîte une brésilienne volubile nous accueille. Une samba virevoltante, du 10000 volts au pays des châtaignes ! Des étincelles de bonne humeur. Le gîte est confortable et la table confort. Une splendide vue s’offre à nous de la salle commune. Didier R décide de faire une lessive, mais la machine refuse de lui délivrer le linge propre. Bientôt,Patrice B, Just de V et Didier R se groupent autour de cette fichue machine pour un bras de fer. Finalement, elle ouvrira son hublot…
Le soir, une alerte rouge. Affolé je vais voir Didier, j’ai une tique fichée dans le mollet. Elle me taraude pour entrer dans la chair. Nous l’assommons à coup d’alcool, et j’arrive à la tirer entière sans sectionner la tête. Ouf !

Jeudi 15 juin 140 km +1890 :

070615___Ard_choise2017_Didier_AChinoiserie sur l’ardéchoise ! Nous sommes dans le cratère d’un ancien volcan gigantesque, dominé par un massif de lave appelé « l’ours ». Ça n’est pas la fête ça ? Journée de canicule…

Chouette ! Sur le papier la journée s’annonce tranquille…sauf que… aujourd’hui la journée sera caniculaire. Nous aurons plus de 40°C. Nous partons doucement sans imaginer le calvaire qui nous attend. Gil remonte au gîte sur deux kilomètres, il a oublié un appareil…Nous traversons Privat, direction les gorges de l’Ardèche. Nous franchissons le col du Benas en hors-d’œuvre, Gil nous rejoint. Rapidement le soleil nous plombe. Nous doublons en les encourageant, l’ardéchoise des jeunes sur leur parcours de 36 km. J’entends « mais comment font t’ils pour rouler aussi vite ?». Amusant !
Nous roulons avec un groupe de réunionnais sympathique. Didier R asticote un peu, prend le large, mais nos amis créoles veillent au grain et embrayent. Dans un petit village nous nous reposons, en compagnie de nos amis de fortune, attendant le reste du groupe. Nous prenons des photos souvenirs qu’ils rapporteront sur leur ile. La vigne fait son apparition, les amandiers aussi. Les champs de lavandes tracent des sillons bientôt bleus. Nous traversons Alba-la-Romaine sans voir l’amphithéâtre. Après le lieu-dit Pisse-Renard hier, nous faisons la connaissance du village de Bidon.
En haut d’une bosse nous arrivons dans un village dont j’ai oublié le nom… la soif, la faim nous pousse à nous attabler au restaurant. Etape bienfaitrice ! Plus tard, Emmanuel s’assoit, il nous inquiète. Rouge écarlate, transpirant, il essuie un coup de buis. Toujours avec nous, il marche au courage. Just nous chante du Reggiani et Alain K du Chuck Berry.Nous repartons pour joindre Saint-Martin-du-Gard, non sans faire une halte au belvédère surplombant les gorges. Dans la ville, c’est un spectacle de désolation. Des cyclistes baignent leurs pieds dans la fontaine. Les rues sont vides, mais les terrasses des cafés sont prises d’assaut. Les vélos, reposants entassés, témoignent de la soif et de la fatigue de leurspropriétaires. L’air chaud monte du sol. Nous traversons l’Ardèche, enviant les quelques baigneurs, avant de sillonner la ville par de petites rues, souvent à pied. Nous nous demandons même si nous sommes toujours sur le parcours. Les points de vue sont superbes. Nous buvons des quantités phénoménales d’eau plate ou gazeuse...Tout le monde est au taquet, prend son coup de bambou ou de buis, au choix. Nous louons les ravitaillements rapprochés. Nous sommes 6 devant, quatre derrière quand le gîte de Chandolas se profile. Rien qu’une petite côte de 2 km avant de l’atteindre. Une formalité ! Mais cette formalité s’avère redoutable, nous surprend par sa pente entre 11 et 13%. Sur place une piscine nous tend les bras. Je trouve cette journée, la plus éprouvante des 4 jours…

Vendredi 16 juin 128 km +2640m :
Juste un mot pour résumer cette étape : sublime ! Courte et pentue sur le papier, elle s’avérera un vrai régal.
Nous partons avec une chaleur supportable. Je fais un tout droit pour rejoindre Saint-Paul-le-jeune. Je connais un peu la route et j’ai rendez-vous avec ma sœur pour prendre le café. Une fois le café bu, tout le monde arrive pour prendre les photos avec un pharaon. Alain A s’offre la pose sur un char romain. Nous montons sur le village de Banne. Puis c’est la belle descente sur Les Vans. A partir de là les gorges de Chassezac se déroulent sous nos roues. Murets de pierre, rivière, barrages, Châtaigneraies, lacs nous accompagnent. Au passage d’un gué, un couple se baigne de bon matin, nous laissant un souvenir rafraichissant. Surtout que la baigneuse ne portepas de haut ! Nous cheminons à l’ombre dans une verdure luxuriante sur une route rugueuse. Dans ce désert silencieux, nous sommes surpris par le ravitaillement de Sainte-Marguerite-Lafigère. Le village est en ébullition, l’accueil convivial. Les gens sont sincèrement heureux de nous voir. Séance photos, discussions… Allez ! On y va, la route de montagne ne se fait pas attendre. Après la pluie, la canicule, nous devons faire face à un vent du nord soufflant en rafales supérieures à 45 km/h. Il fait frais. Nous grimpons…1000, 1100, 1200, 1300, 1435 m au col du Pendu. Après le col de la femme morte vient le pendu…brrrr, lugubre. Nous ne descendrons plus en dessous de 1000 m. Je roule en compagnie de Jean-François N. Grâce à son GPS nous trouvons la route du gîte de Cros-De-Georand. Ce dernier se situe 9 km hors du parcours…un peu de rab quoi ! La route qui y mène est très pentue. Fait rare, ce rouleur de Jean-François N, cette chèvre de montagne dépose les armes sur la fin. Cette côte fera parler beaucoup d’entre nous. La cerise ardéchoise sur le gâteau pour moi ! Je me suis régalé sur ce parcours. Tout le monde ressent la fatigue et les fesses donnent des signes de faiblesse. A force de tressauter sur ces routes rapiécées, ça n’est pas très étonnant.
Le gîte, proche d’éoliennes, est encore une fois très convivial. Nous dormons à 1200 m d’altitude ce soir, la vue est dégagé et le coin balayé par ce vent du nord persistant.A table j’ai l’occasion de parler avec un patron de boulanger -pâtissier de la pente qui va croissant…C’est choux !

Samedi 17 juin 147 km +2080m :

070615___Ard_choise2017_Etienne_ZQui est là au fond ? Oui ! C’est Alain… Toujours là ! Nous avons quelques heures de selle côte à côte en montagne. Indécrochable l’Aigle de Saint-Maur !

Ce matin il faut ressortir, les maillots de corps, les maillots manches longues ou les coupe-vent. Le vent à forcit, il est froid. Certains d’entre nous parlent de couper, d’autres de partir devant, il se peut aussi que ça soit les mêmes d’ailleurs. En effet, Didier R n’a pas le même gite que nous. Il est du côté du lac d’Issarlès. Donc, nous l’attendrons à Sainte-Eulalie. L’attente fut longue, même très longue. Didier a du dénivelé avant d’arriver. L’occasion pour nous, de visiter l’église…Quand Didier apparait enfin, c’est pour demander de la soupe d’oreilles de cochon ! Cette année point de soupe de ce genre à Saint-Eulalie. Nous grimpons le col du Gerbier -de-Jonc (1417m), nous longeons un ruisseau, la Loire. Notre vendéen du tour de Corse se trouve là. Puis le col de la Croix-de-Boutières (1506 m), près du Mont Mézenc. Nous restons entre 1200 et 1500m. C’est le pays des sucs, ces sommets volcaniques posés sur un haut plateau basaltique. La vue est splendide, le paysage montagnard caractéristique du Vivarais. De la gentiane à profusion, des champs de fleurs multicolores, paradis des abeilles et des botanistes, des genêts à l’envie, taches jaunes, des vaches à l’estive, puis…des remonte-pentes. Une biche coupe la route devant Alain A et moi ; instant magique. C’est assez roulant malgré le vent, la route est plutôt bonne. Nouveauté, après notre rapide passage dans le Gard, nous faisons une incursion en Haute-Loire. François N, mauvaise tête, coupe pour éviter le passage par Les Estables ; point de contrôle indispensable pour avoir le diplôme d’ailleurs. Il ne franchit pas le plus haut col du parcours (1605m). Je reviens le premier sur les fuyards du matin. Puis, nous roulons à 7 jusqu’à Chambon-sur-Lignon. La ville est en fête, aux couleurs de l’ardéchoise. Un orchestre anime la place. Nous jetons notre dévolu sur un restaurant et prenons du bon temps. Gil G, Jean-François N et Emmanuel S ne sont pas du lot. A la sortie du Cambon, nous faisons une entorse au parcours, mais chuttt…Nous ne gagnons pas grand-chose en vérité,et pas de dénivelé pour tout dire. Nous retrouvons le parcours commun à Rochepaule. Là, surprise pour le bizut que je suis.
Retour à la civilisation et sa folie…Une débandade orchestrée par de nombreux musiciens disséminés sur le parcours. Ça passe de tous les côtés, je ne suis pas rassuré…les cyclosportifs foncent comme il se doit. Il faut être vigilant dans les descentes. Michel P est là, sur la cyclosportive. En montée, on note une différence de rythme. Des paquets s’agglutinent quelques fois. On doit faire des sauts de puce pour les doubler. Rigolo finalement quand on s’habitue. Reste que, sur la fin, quelques chutes viennent émailler la fête. C’est la ronde des hélicoptères pour aller chercher les blessés. Parmi les victimes, circule le nom de Cécile Remeyer, fille du président du directoire de l’AS Saint-Etienne…Son père, déjà, avait chuté en 2014 dans l’ardéchoise (fracture de la clavicule).
Nous arrivons, les deux Didier, ensemble. Nous mettons les vélos au parc à vélo, afin d’aller chercher les sacs, prendre une bière-ou plutôt l’inverse-rendre la puce et prendre nos diplômes. Didier ne cesse de répéter que ça n’était pas une bonne idée…il a les chaussures à cales. Nous croisons Alain A, Patrice B. Nous nous attablons avec Alain K et Just pour une bière ardéchoise.
Nous remontons chez Christian avec nos sacs sur le dos. En arrivant chez Christian, je suis surpris par un amas de gravillons. Mon vélo dérape un peu. Pour Gil G ça sera la chute au même endroit à 20 m de l’entrée de la ferme. Faire près de 600km et tomber à 20 m de la fin, c’est assez singulier. Gil rentre donc à Paris avec un souvenir supplémentaire et une belle plaie.
Un grand moment que cette ardéchoise ! Nous étions 11 en comptant Michel P. On tente un nouveau record l’année prochaine ? Le Narrateur : Didier A.

Randonnée de Neuilly-sur-Seine (11/06/17)

Le blanc des bleus.

7h, je suis Porte Maillot. Personne ! 7h08, je sors mon vélo de la voiture. Personne ! 7h 12, je jette un œil sur le café. Personne ! 7h 14, je fais le tour de la place. Personne !
Alain A m’avait dit qu’il viendrait et d’habitude je vois sa voiture garée…
Le doute vient m’habiter, aurais-je par mégarde mal lu le bulletin ? Une pointe précoce d’Elsheimer ? En tout cas la pointe précoce m’empêche de me souvenir d’où nous partons sur cette randonnée de Neuilly… Je ne fréquente pas assez la riche banlieue, ça me perdra !
Si Alain n’est pas là c’est qu’il a eu un empêchement… ou que je ne suis pas à la bonne place, au bon rendez-vous…
Car enfin, c’est rare de ne voir personne sur un rendez-vous. Même, si, la vieille la Monticyclo a drainé quelques membres.
Las, je remets tout mon barda dans la voiture et je rentre. Au moins je ne me trainerai pas sur le périphérique quand il sera chargé. Et je vais faire 95 kilomètres.
Au retour, j’appelle Alain A. Eh bien les enfants, Alain est allé directement à Neuilly en voiture ! En sus, il a fait le rallye tout seul ! Peste de ces habitudes qui nous habituent à voir toujours les mêmes voitures aux mêmes endroits. Et pourquoi ne pas l’avoir appelé de la porte Maillot ? Mystère…
Aujourd’hui Porte Maillot, il n’y avait de bleu que le ciel… Le Narrateur : Didier A.

Sortie de Prestige Pentecôte 2017 «La Diane du Cantal» (3 au 5 Juin 2017)

Prés en bulle :

Dans les collines sonnent les cloches
Des vaches acajou encornées.
Du haut du clocher résonne l’airain
Ponctuation des heures égrenées.
En fond de vallée le murmure lointain
De l’Aspre courant sur son lit de roche
Couvre le silence d’un voile léger.

Sur les ruines antiques du château,
Une vierge veille sur le village
Berceau des fiers Fontanges
Qui donnèrent à la France des hérauts.
Jamais de tristesse aux façades
Des maisons noires portant leur adage,
Le village les offre en cadeau.

Une bulle de quiétude au milieu des prés


Les cieux se font anges

Premier arrivé sur les lieux vendredi soir, la portion de route entre Salers et Fontanges a de quoi me surprendre et je ne serais pas le seul…
Bon, peut être nous ne gravirons pas cette côte. Réflexion juste pour me rassurer. Aussi près de l’hébergement, il serait surprenant de ne pas profiter de l’aubaine…Il y en a une autre face au gîte, nous nous en passerons. Elle fait 17%. Mais je sais qu’elle aiguise quelques convoitises. Patrick LC et Etienne la monteront, relevant le défi.
Décor planté ! Nous sommes dans un pays de montagnes, les plis du terrain, les volcans émoussés, les gorges, les plateaux, les vallées sont pléthoriques, le paysage trompeur. Sous la douceur de ce paysage se cachent quelques redoutables cols, de fameuses côtes aussi.
Nous sommes une poignée à penser faire une petite sortie samedi. La météo s’acharne contre nous. Toute la journée nous attendons l’accalmie, l’éclaircie. Elle ne viendra pas. De la pluie, un rideau qui zèbre la vallée, clapotis brisant le silence. Journée de repos quoi !
Samedi soir tout le monde se retrouve à l’Auberge de l’Aspre, du nom de la rivière serpentant en contre-bas. Il y a là les fidèles que nous ne voyons qu’une fois l’an, Alain K et Jacques M. Jean-Pierre O est attendu le lendemain matin. Jacques M pousse la chansonnette, mais « La mariée » est censurée… Dommage je ne la connaissais pas. Les plus jeunes tintent le repas d’un air de banquet de mariage.
Dimanche matin 8h30 tout le monde en tenue pour une journaliste de « La Montagne ». Jean-Pierre O et un ami arborent fièrement le maillot du Carladez. Photo de groupe, un article sortira dans la presse le lundi matin. De quoi attraper la grosse tête, mais nous restons modeste.
Sur des routes séchées par un rayon de soleil, nous partons à l’assaut des cols, pas et autres côtes du coin. Les cieux sont étanchés…Une balade de 115 km avec 2400 m de dénivelé. Si nous supportons bien le coupe-vent au départ, dès le col Saint-Georges nous sommes au sauna. Après 12 kilomètres d’ascension, arrêt au Col de Legal à plus de 1200 m. Sortie de sauna, un air frais nous accueille. L’attente nous glace pendant le regroupement. Après la forêt nous empruntons une route de crête. Nous découvrons les vallées, des paysages superbes. Passage par le col de Bruel. Dans une descente en pente douce nous sommes stoppés par un troupeau de Salers. Pas la peine d’essayer de forcer le passage. Fort civiquement nous rebroussons chemin sur une trentaine de mètre ; par chance l’entrée de l’estive est toute proche.
Témoin du passage du troupeau, quelques bouses trainent sur la route…au passage, je soulève quelques milliers de mouches au festin. Ça cingle, ça crépite sur le casque. Alain A me suivant, en profite encore plus largement, il fait mouche…en rouspétant, ce qui se comprend. Puis nous sommes dans la vallée de la Jordanne.
Regroupement à Mandailles. Nouveau refroidissement. Nous essayons bien de partir avant que tout le monde soit là, mais Patrice L demeure inflexible ! Nous attendons et nous repartons tous ensemble. Pour tout dire nous sommes au pied du Pas de Peyrol. 13 km d’ascension pour atteindre 1589 m. Nous avons de la lecture sur la route, le dernier tour de France y a laissé des traces.
Christophe M et Patrick LC, font joujou devant. Je les ai en ligne de mire mais dans les deux derniers kilomètres sur une pente plus clémente ils accélèrent, tandis que je temporise. Alain A et Etienne Z sont de la fête devant aussi. Gil G n’est pas loin… Jacques M nous encourage dans la voiture.
Nouveau refroidissement au pied du Puy Mary. Patrice L devient plus clément, il nous donne le nom de l’auberge du midi, nous prodigue des conseils de prudence pour la descente. Le premier kilomètre de descente nous impressionne. Nous sommes à la foire du trône sur le grand huit. Le virage en épingle à cheveux est bien négocié malgré la pente. Le regroupement s’effectue finalement à la terrasse de l’auberge « Chez Louis » à Le Falgoux autour de la bière artisanale du pays. Le Falgoux, 130 habitants mais plusieurs restaurants de bonne relation qualité/prix. Séparation peu après Le Falgoux pour ceux désirant couper.
Comme digestif nous montons sur Moussages par le col d’Aulac. Belle côte de 4,5 kilomètres avec un dénivelé moyen de plus 7%. Le paysage est toujours aussi fantastique. Puis c’est le gag…après une bifurcation, la route est annoncée coupée à quelques kilomètres de là. Allez ! On y va quand même. Nous ne nous démontons pas et passons entre le parapet d’un pont et une pelleteuse sur une route défoncée sans une once de goudron.
Après un regroupement partiel nous abordons la côte de Pépanie, 5km 6%. Un régal à travers la forêt. Regroupement ! Nous finissons par le parcours de l’amitié. Une belle route, avec faux plats à l’envie, qui rejoint Salers. Comme dirait ma concierge, Salers de rien mais ça fait mal aux pattes.
Puis nous rejoignons Fontanges par cette fameuse côte de La Pierre. C’est une bascule au début…puis des virages serrés au travers de la forêt. Nous débouchons sur la vallée de l’Aspre avant de déboucher une bonne bouteille le soir. A noter la première crevaison de Jean-Christophe D.

Lundi : Du rififi à Salers. : 55 km pour 1100 m de dénivelé
Eh bien oui ! Finalement nous la grimpons cette côte de « la pierre ». A froid en plus. Plus de peur que de mal finalement, même si le haut nous offre une belle rampe. Sur le parking, un règlement de compte familial intervient, avec jet de bidon à la clef. Fifi et Loulou (noms d’emprunts pour garder l’anonymat) s’accusent l’un- l’autre de porter un bidon qui n’est pas le sien. Le dit-bidon finira dans la poche du maillot d’Etienne en fin de parcours…je n’ai pas tout compris !
Après cette diversion burlesque, nous attendons les belles côtes mais nous descendons, nous descendons avec du gros braquet sur des routes qui rendent bien. Et toujours les mêmes devant.
Nous ne tardons pas à monter, monter par des côtes et des faux plats très prononcés. Nous passons par les gorges de la Maronne. A noter la deuxième crevaison de Jean-Christophe D. Nous avons eu aussi la chance d’avoir une démonstration de la ligne de cuissards d’Alain K. Inventeur du cuissard super K, un combiné cuissard court cuissard long assez bluffant. Tout le monde a bien roulé, n’oublions pas nos féminines…Les gros bras s’en sont donné à cœur joie, les plus modestes ont profité du paysage…
Patrice B nous a filmés avec une caméra sur support « do it yourself » remarquablement inventif. Regroupement en civil, cette fois-ci chez Diane et Patrice, pour un buffet dinatoire avant de prendre la route de retour.
Super organisation, super accueil, super resto, super gîtes, super paysage, super parcours, super temps (pas pour samedi) super convivialité…j’arrête là. Quand on se souviendra de la Diane du Cantal, on dira : Salers ? La vache ! C’était bien. . Le Narrateur : Didier A.

Sortie Club Porte de Chatillon/Petit-Clamart (28/05/17)

3 Participants : Patrice L., François B., Jean François N.
Distance : 105 km pour un dénivelé de 1 030 m.


Petits calamars sous la vase.

5 h du matin, une rumeur passe au travers des persiennes…Point de camion poubelle ce matin !
Alors ? Je reste au lit, il me reste trente minutes avant de me lever. Quand j’ouvre les volets, il faut me rendre à l’évidence, il y a de l’orage…oh désespoir !
Bon, tant pis, je vais sortir la voiture et monter au Petit-Clamart. Je délaisse la Porte de Châtillon en vélo.
Alain A est déjà là, tapi dans sa voiture. Il pluviote, la route est mouillée. Un cycliste gare sa Mercedes sur le trottoir face à nous. C’est l’accalmie. Il sort son vélo et monte la roue avant…Il pleut à nouveau. Il démonte sa roue et range son vélo dans le coffre, se planque dans sa spacieuse allemande.
Patrick LC gare sa voiture derrière les nôtres. On se salue, puis on se demande si nous allons vraiment sortir les vélos.
Surgissent alors Patrice L, Jean-François N et François B, mais nous ne sortons pas les vélos des voitures.
Finalement, ils partent à trois. Allez ! On y va !
Nous repartons en voiture sous un ciel chargé. L’homme à la Mercedes, sort son vélo du coffre, monte la roue avant et s’apprête à aller rouler.
Les routes sèchent sous le soleil réapparu. Alain A va rouler à Vincennes (70 km), je vais à Rungis (70km) et Patrick LC sur la route (115km). Nous avons joué petits bras mais sur des routes mouillées, après plusieurs jours de grosses chaleurs, j’ai toujours des craintes de glissades même sans faire le kéké comme dirait Didier R.
Avant de partir pour Rungis je reçois, miracle des temps modernes, une photo de François B et Patrice L attablés à la terrasse d’un café de Dampierre (il me semble). Pas dénués d’humour les gaillards ! Il faut bien reconnaitre que l’on s’est laissé avoir sur ce coup-là !
Nota bene : François B a roulé 200 km la vieille…Respect ! Le Narrateur : Didier A.


Une "belle et longue sortie en Chevreuse" avant la Pentecôte ! C’était l’argument lors de la dernière du club…
Porte Châtillon, quelques gouttes contredisent la météo. Je rattrape François, puis du côté de Clamart, c’est Patrice L. qui nous rejoint.
Patrick LC, Didier A et Alain A nous attendent au point de RV habituel.
Ces derniers se sont mutuellement convaincus de ne pas rouler sous un ciel menaçant. C’est donc à trois que nous partons sous l’autorité de Patrice. Celui-ci nous conduit sur ses parcours de prédilection avec la ferme intention de nous offrir un circuit agréable et varié. La vacheresse, première difficulté de la matinée, est un bon échauffement. Nous embrayons ensuite en direction d’Auffargis par les Molieres et Cernay. Le soleil est revenu, la route est sèche, et la température clémente. Nous roulons bon train. Le passage par les Vaux de Cernay est un régal. Le soleil encore bas sur l’horizon étire l’ombre des arbres. Le chant des oiseaux nous accompagne. Le retour jusqu’à Senlisse est tout aussi enchanteur.
Patrice, habitué des lieux, propose une pause au café de Dampierre, histoire de profiter de cette belle matinée.
Nous repartons frais et dispos à l’assaut des difficultés à venir : 17 tournants, St Remy les Ch. Villiers le bâcle, Homme mort.... Patrice s’échappe sur chaque bosse. François, comme à son habitude, monte à son rythme puis nous retrouve pendant que nous récupérons de nos chevauchées bravaches. À saint Remy François décide de suivre la vallée de l’Yvette pour remonter sur Anthony puis Paris.
Avec Patrice nous grimpons « l'homme mort » avant de nous séparer. Il rentre sur Boulogne, je redescends sur Bievre avant de rejoindre le petit Clamart.
Commencée sous un ciel menaçant, la sortie se révélera idéale tant sur le plan climatique que sur la qualité et la variété du parcours que Patrice nous a concocté. Le Narrateur : Jean-François N.

200 km : randonnée La Sud Briarde (27/05/17)

3 Participants : François B, Gil G, Etienne Z.
Distance : 200 km pour un dénivelé de 1 500 mètres.
Météo : sans nuage, le soleil donne à fond, et de 21°C au départ, on monte à plus de 31°C dans l’après -midi et surement plus au soleil.


 

La sud-Briarde a été bien durcie depuis une participation précédente il y a 2-3 ans.
Au départ, Gil retrouve Etienne et François venus en train (~30 min), alors qu’il a mis 1h15 en voiture
Du quasi-plat jusqu’au ravito de Champcenest au km 45.
Pour atteindre le lieu du déjeuner, il faut maintenant faire 70 km et nous emportons des bidons pleins.
Encore à bonne allure nous longeons la Seine en amont jusqu’au Ravito repas au km 111, et il fait chaud.
On repart sur du plat, mais pas longtemps, avec le raidard de Courcelles, d’un profil assez proche de celui de la Madeleine - la plus dure de la région nous dit un « local ». Ensuite on enchaîne sur deux autres belles côtes -entrecoupées de trop brèves descentes- dont Forges et Echouboulais.François fait remarquer qu’on aurait pu aller tout droit, car on se retrouve sur la route plate d’avant Courcelles, 3 km plus loin, et après avoir pris les côtes du coin en travers. Mais que ne ferions-nous pas pour se préparer à la Diane du Cantal !
Enfin le ravito du pavé de Boulains au km 155.
Il faut ensuite remonter du côté de Féricy, en encore de Fontaine-le-Port. Ouf le plus dur est passé, quoique la Sud-Briarde nous gratifie de toboggans presque jusqu’à l’arrivée à Verneuil-l’Etang.
Bilan de 167 participants répartis également entre 84 sur le 160 et 83 sur le 200.
A signaler que le GARMIN d’un participant constate un dénivelé de 1 500 mètres. Le Narrateur : Gil G.