12 septembre 2017

La 2ème randonnée LEVALLOIS-CABOURG (9/09/17)

"Le 2ème LEVALLOIS-CABOURG qui s'est couru samedi 9 septembre 2017 a été épouvantable avec 227 km de vent de face et de multiples averses.
Nous n'étions pas nombreux : 1888 participants dont 134 féminines, 24 de - de 18 ans, 296 clubs, 24 étrangers, 81 cyclos de + de 70 ans (une pointe à 85 ans !!!), et 1 csm 13.
Pour ma part, ça démarre mal : je crève (un silex très fin que j'ai mis de côté pour l'archéologie cycliste) place Denfert-Rochereau à 6 h 10 ! Retour maison (Corvisart) pour changer de roue, retour à toutes pédales vers Levallois les feux étant restés bloqués au vert, arrivée à Marcel Cerdan à 6 h 50, départ à 7 h 02.
Ca devient dur dans les plaines de l'Eure, pas de maïs ni de blé, ni de forêt pour s'abriter, que des labours. La pluie se méle de la partie, on n'a pas le choix de ne pas aller toujours droit devant. Une église sonne 12 coups entre l'entrée et la sortie du village, ... le repas ne peut pas être très loin. Enfin, le voici. Au repas, nombreux sont ceux qui montent dans les voitures.
Ca repart avec beaucoup de vent : l'apocalypse, les lunettes embuées et couvertes de gouttes d'eau. On met, on enlève les impers, régulièrement. Je n'ai pas de compteur puisque j'ai changé de roue, en Normandie, ne serait-ce le flèchage, je suis perdu entre maïs et labours, mais toujours face au vent (une sorte de boussole). Je crève une 2ème fois à Beaumont le Roger, je répare sous la pluie. De toutes parts ça monte en voiture. Les ambulances des premiers secours font leur apparition. Le 3ème ravitaillement n'arrive jamais. Je scrute l'horizon à la recherche de clochers annonciateurs de ce ravitaillement. Enfin, le voici. J'ajuste la pression et mange deux bananes : les meilleures que j'ai jamais mangées. Ainsi "dopé" ça repart pour les 50 derniers kms "avalés" en 1 h 30 avec la côte de Torquesne 2 kms à 8 %. J'y crois presque pas, les sms ont toutefois balisé le temps !
Dans les moments "difficiles", j'ai eu plusieurs pensées : tu vends tes vélos, tu prends ta retraite cycliste, tu pestes, ..., mais tu continues en pensant qu'au même moment d'autres luttent sur l'avant-dernière étape du Tour d'Espagne, ou d'autres encore luttent pour leur survie face aux tornades des Caraïbes. Donc tout bien considéré, je ne pouvais pas ne pas continuer.
Je vais jusqu'à l'arrivée récupérer un dernier diplôme (220 km) car je suis sûr de ne pas revenir. J'annonce ma décision : déception générale, et vexation personnelle, lorsque je découvre que plusieurs 85 ans ont fait le parcours.
Donc c'est décidé je reviendrai." Le Narrateur : Charles M.

Posté par jfr075 à 16:54 - 200 km - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires libres

    Bravo

    Sage décision de ne pas jeter l'éponge sur ce non-échec. Car parvenir au bout c'est quand même une belle réussite, personnelle et sportive. Nous sur notre tandem nous avons abandonné à Beaumont-le-Roger. Sur les précieux conseils des organisateurs, merci à eux . L'un de nos adhérents pas plus rapide que nous, n'est arrivé au resto le soir qu'à 21h30 directement avec son vélo ! Alors qu'entre temps nous nous sommes douchés, ravitaillés et reposés.
    Donc avoir persisté et signé, c'était digne et a fait honneur à votre club, Monsieur Charles. Félicitations.

    Posté par Fabien+Laetitia, 06 novembre 2017 à 18:23

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